Stage d'entrainement et régate pour ce week-end d'avant noël, dans de belles conditions météo;la baie d'Aigues Mortes est vraiment idéale pour cela.
Au programme du vendredi, régate en situation pour les figaristes du CEM, sur un petit côtier concocté par notre entraineur Franck Citeau. Quatre Figaro, équipages en double, et pas des manches!
Le Laurent (Pellecuer), vainqueur de la Transat AG2R cette année, le Nico (Bérenger), vice-champion de France de course au large en 2008, le Matthieu (Girolet) qui fait équipe avec un petit jeune
qu'il me semble reconnaitre. C'est ça, Bertrand Pacé, 5 coupes de l'America dans les jambes, finaliste en 2003 sur Team New Zealand. C'est Robert Nagy, qui m'accompagne sur
VoldeNuit. Un battant celui-là, on est pas 5 fois champion du monde en planche à voile pour rien. Un esprit mutin (indice, il a gagné la Cap Istambul cette année) remarque qu'à nous deux,
on approche le centenaire. On tient plus les gamins.
Comme c'est noël, et que (presque) toute la famille était réunie, l'occasion pour moi d'afficher l'album photo. Sont pas beaux les CEMeurs? de vent, de trouble... au choix.
Entrainement sous forme de régate donc. Pour se mettre en jambe, on fait un
faux départ nous dit l'entraineur. Je vois toujours pas ce qu'il avait de faux! à la bouée, ça se presse dur et Koné et VoldeNuit se font sortir par Matthieu et son tacticien de luxe. Pas de quoi
rougir, sauf Robert qui me demande pourquoi je veux casser mon bateau si vite.
Deuxième départ, et là je prend la mesure du petit monde figariste. Dès qu'on est sur l'eau, à donf. Et quel plaisir de croiser avec tous ces beaux gosses. Force est de reconnaitre qu'il reste
beaucoup à parcourir, mais avec l'aide de Robert, je ne suis pas complètement largué. Et un petit surf à 13,5, un. Force est de reconnaitre aussi que le bateau doit être tout à fait prêt,
et que par ces 25 noeuds, tout dessus, ça passe ou ça casse. Ben justement, l'estrope de tangon, elle casse. Séance matelotage dans la soirée, demain ça régate.
Samedi donc, régate Coupe de Noël, organisée par le Yacht Club de la Grande-Motte. Du monde sur l'eau, une cinquantaine de monocoques, et des catas. Les Figaros sont de la fête, mais aussi et je
les surveillerai de prés, Jason, l'Akilaria 9.50 de Jean-Marie Vidal (figure historique de la course au large) et un A35, bateau très rapide dans cette configuration (parcours banane). Ce n'est
autre que le "Hector" à Philippe Ettore, vainqueur de la SNIM 2008. Deux manches à suivre, c'est parti mon guigui.
Robert orchestre le premier run, je suis en observation. Bon départ à la bouée, les quatre Figaro prennent l'ascendant, le A35 s'accroche, suivi de l'Akilaria. Nous avons toujours des problèmes
avec le gréement de spi, mais on tient bien sur les bords de prés. Côté tactique, à la première montée à la marque et pour ne pas subir, on vire très tôt. Trop tôt, on sera toujours ensuite en
décalage vis à vis des oscillations du vent. Et zut. L'A35 nous passe d'un chouia sur la fin.
C'est reparti pour une nouvelle manche, je prends la barre, on y va. Un départ canon, super bien placés, et l'espace d'un bord de prés, à la lutte avec Nico Bérenger. Les manoeuvres se succèdent,
et là ya plus photo. La relance se joue au millimètre, j'ai pas encore atteint l'infiniment petit qui fait les grands. On finit quatrième, en famille de Figaro, la logique est respectée.
Cette année 2008 se termine sur d'excellentes sensations et un fomidable appétit d'apprendre. Courir en monotypie au contact des meilleurs, est une énorme source de satisfactions... et une
sacré école. Le soir, au grand repas des voileux, les huitres avait un goût inimitable. Parfums iodés, hors-d'oeuvre de fêtes. Que je souhaite excellentes à tous. A l'an que ben.



